Paris tennistiques : la culture de l’instant

Paris tennistiques : la culture de l’instant

Les journalistes sportifs sont obligés d’écrire des articles tous les jours. Même s’il n’y a rien de nouveau à analyser. C’est un fait.

Nous construisons principalement notre opinion à l’aide de l’information que nous recevons des médias. C’est un fait.

En conséquence, les personnes qui ont le plus d’influence sur nos analyses sportives sont des personnes forcées d’écrire quotidiennement pour vendre du contenu. C’est un fait.

Il faut en avoir conscience et sans cesse prendre du recul sur ce que l’on lit. Je vous conseille de toujours essayer de connaître les faits avant de lire les analyses.

L’US Open 2016 a symbolisé cette culture de l’instant où beaucoup de matchs ont été l’objet d’analyses précoces, souvent erronées. Pouille est un futur crack. Monfils fait la meilleure saison de sa carrière. Monfils est un clown pas sérieux. Nishikori est le gros concurrent de Djokovic.
En fin de compte, c’est Wawrinka qui remporte l’US Open à la surprise générale.

Comment ne pas se rendre compte que les analyses sportives sont pleines d’exagération?
Je pense que les journalistes en ont conscience mais, sous la contrainte de l’écriture quotidienne, ils n’essayent pas d’améliorer la situation. Reste, le dindon de la farce: le lecteur. Crédule, il croit ce qu’il lit.

Ne soyez pas un dindon!

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