Tipster tennis : comment les choisir?

Tipster tennis : comment les choisir?

Suivre les bons tipsters est un art difficile. Voici mes conseils à ce sujet :

 

1. Suivez les tipsters sur des marchés liquides

Dans le monde, 86% des paris se font sur le football. Les deux sports qui suivent sont dans l’ordre le tennis et le basket.

Suivre un tipster  sur l’un de ces sports confère un avantage majeur : les côtes ne chutent pas après la publication d’un prono par un tipster. En effet, sur les sports de niche comme l’athlétisme ou le handball dès qu’une dizaine de parieurs placent un pari les côtes chutent très rapidement ce qui rend le suivi tipster impossible car le parieur n’enregistre pas du tout le même rendement que le tipster.

Football, tennis et basket (ou plutôt rugby en France) sont des sports où ce genre de mésaventures n’existent pas à condition de parier sur les bons match. En effet , n’oubliez pas que la Premier League est plus pariée que le championnat russe que la NBA enregistre 80% des paris basket et que le circuit secondaire au tennis n’est pratiqué que par quelques dizaines de parieurs.

Donc même au sein de ces sports phares soyez prudents.

 

2. Prenez des tipsters qu’il est possible de suivre depuis la France

D’une part, il est préfèrable d’avoir un tipster francais afin de parler francais si on souhaite lui poser une question. Cela parait simple mais c’est très important pour instaurer une relation de confiance avec le tipster.

D’autre part, il faut que le tipster utilise des bookmakers jouables depuis la France :

  • Soit les bookmakers ARJEL (pour lesquels il est difficile d’être profitable)
  • Soit Pinnacle et Sbobet qui sont les 2 bookmakers accessibles depuis AsianConnect qui est le broker qu’utilise 80% des français qui parient sur les bookmakers .com

Soyez intransigeants sur ces 2 points, ils sont cruciaux pour simplement avoir l’opportunité de suivre les pronos d’un tipster et d’avoir le même rendement.

 

3. Suivez les bons indicateurs

 

Le profit doit être examiné avec prudence

 

D’une part, il faut que vous connaissiez à tout instant la période analysée. Un tipster peut présenter des performances correctes en termes de profit mais s’il a mis 4 ans à accumuler ledit profit son rendement est forcément faible.

 

D’autre part, le profit dépend du nombre d’unités de mise à chaque pari. Un tipster avec un profit élevé peut prendre beaucoup de risques avec ses mises en engageant une partie importante de sa bankroll lors de ses paris.
Plus un tipster prend des risques plus ses profits et ses pertes sont décuplés. Il faut donc impérativement connaître le nombre d’unités de mise engagées à chaque pari. Cela donne une idée de la capacité du tipster à être régulier.
 
 
Le success rate n’est pas très utile
Le success rate est le pourcentage de paris réussis parmi le paris du tipster (nombre de paris réussis/nombre de paris total). Il faut avoir une idée du niveau des côtes que choisit le tipster pour évaluer son success rate. Un très mauvais tipster (avec un profit négatif) qui place des paris à x1.5 ou moins aura toujours un success rate plus élevé qu’un très bon tipster qui choisit des côtes à x3 ou plus. Rien ne sert de s’attarder sur cet indicateur.

 

 
Pour bien évaluer un tipster il faut examiner le profit ET un indicateur de rentabilité: ROI ou yield

 

Le profit permet de comprendre si en combinant les paris et le money management le tipster est en mesure de dégager des bénéfices. En d’autres termes, le profit permet de savoir si la bankroll a augmenté pendant la période d’analyse.

 

Le ROI et le yield sont des indicateurs qui donnent une idée du niveau de rentabilité du tipster, c’est-à-dire la capacité du tipster à dégager un profit aux vues des montants investis. Toutefois, ces deux indicaeurs relèvent de deux manières très différentes de concevoir les montants investis.

 

ROI = profit ou perte pendant la période / capitaux investis au début de la période
Yield = profit ou perte / capitaux engagés pour parier

 

Le ROI se calcule obligatoirement pour une période donnée et compare les profits ou pertes à la bankroll au début de la période.
Le Yield, ne se calcule pas forcément sur une période précise, et compare les profits et pertes aux capitaux engagés.

 

Prenons l’exemple d’un parieur sur une période d’un mois qui :
  • Place 30 paris en placant une unité de mise à chaque fois
  • Place tous ses paris à une côte de x2
  • Possède une bankroll de départ de 20 unités de mise
  • Obtient 60% de paris corrects, soit 18 paris.

 

u=nombre d’unités de mise
ROI = (18*u-12*u)/20*u
Yield = (18u-12*u)/30*u

 

Ici u=1 car chaque pari engage une seule unité de mise
Ainsi on obtient deux résultats différents pour le même bilan:

 

ROI = (18-12)/20=30%
Yield = (18-12)/30=20%

 

Il n’y a pas d’indicateur qui soit meilleur que l’autre, il faut juste bien comprendre ce que chacun recouvre. Plus encore, il faut vérifier que les tipsters utilisent les mêmes formules que nous.

 

Un tipster avec de bons indicateurs de rentabilité, peut mettre du temps à trouver les paris gagnants. Un tipster qui place 4 paris par mois, même avec une très bonne rentabilité, aura du mal à faire augmenter sa bankroll à un rythme convenable. C’est pourquoi, il faut clarifier ce point en examinant le profit qui donne une idée de l’évolution de la bankroll.
 

4. Evitez les ascenseurs émotionnels


Il faut privilégier les tipsters réguliers aux tipsters performants

 

La principale difficulté pour un parieur amateur est d’éviter l’adrénaline des paris risqués. D’une part, ne pas avoir pris trop de risque signifie souvent que le money management est bon. D’autre part, les risques sont addictifs et emmènent les parieurs dans des spirales négatives.

 

Pour le choix d’un tipster, les parieurs amateurs doivent se méfier des mêmes écueils. Des tipsters trop agressifs avec des performances en dents de scie (même avec un rendement bon dans l’ensemble) créeront de l’instabilité émotionnelle chez les parieurs. Croyez-moi cela peut faire des ravages!
Un bon tipster qui connait son sport et ses méthodes peut changer facilement le niveau de risque de ses paris tout en gardant le même rendement donc ne prenez pas un risque-tout en tipster.


Plus un tipster prend des côtes élevées plus il sera difficile de rester calme

 

Un tipster qui parie sur des côtes à x4 n’a besoin que d’un pari sur quatre pour être à l’équilibre financier. Pour peu que le tipster rentre dans un bad run, avec un profil de côtes à x4, il est possible que le tipster enchaîne 10 échecs.

 

Êtes vous capable d’encaisser ce type de mauvaise série ? Allez vous du jour au lendemain abandonner ce tipster ? Suivre un tipster peu de temps débouche souvent sur de la déception:
  • Pour le parieur qui arrête à cause d’un rendement inférieur à ce qui était annoncé,
  • Pour le tipster qui n’a pas le temps de montrer ses capacités.

 

Étudiez donc bien votre zone de confort afin de choisir le type de côtes que pratique votre tipster, sinon vous irez aux devants de grandes déceptions.

 

 

5. Faites correspondre le timing d’envoi des paris à votre rythme de vie

 

Recevoir des paris à l’avance est plus confortable pour la parieur. Mais les tipsters de premier ordre ont beaucoup de gens qui les suivent. Ainsi, les côtes changent souvent après l’envoi d’une consigne de la part du tipster car les bookmakers ajustent leurs côtes aux comportements des parieurs. Plus un pari est pris par les joueurs plus la côte va baisser.

 

Si un parieur place des paris sur des côtes qui sont souvent en dessous des recommandations. Il est très probable que le rendement du parieur soit inférieur à celui du tipster.
Il faut donc soit accepter de perdre quelques points de rentabilité sur l’année, à force de placer des bets sur des côtes qui ont baissées, soit s’organiser pour placer des paris rapidement.
Mais dans tous les cas fuyez les tipsters qui envoien des recommandation 15 mins avant les matchs car sinon vous finirez esclave de votre téléphone et d’un tipster. C’est l’inverse de l’objectif de base du suivi tipster qui est de gagner de l’argent pour gagner en liberté.
 
 

6. Ne cherchez pas toujours une assurance

 

Les assurances en cas de mauvaises performances sont souvent là pour vous aire dépasser les dernières résistances psychologiques que vous avez au moment de l’achat. L’investissement dans un tipster, pour connaitre ses capacités, doit être au moins de 3 mois. Les assurances ne s’étendent que rarement sur ces périodes. La baisse de risque  financier, grâce à une assurance,  pendant une courte période de temps ne doit pas vous faire oublier le niveau de performance du tipster. Il ne faut pas se laisser polluer par des assurances qui nous feront choisir les mauvais tipsters. Quand le choix est mauvais au début, il y a toujours des déconvenues financières.

 

Les premiers mois il faut concevoir l’argent mis dans un tipster comme des fonds perdus pour essayer de progresser et pour trouver un moyen pérenne d’augmenter sa bankroll. Ce n’est qu’une fois que le test des premiers mois est validé que l’on peut considérer l’argent mis dans un tipster comme un investissement. Donc, de grâce, ne vous faites pas avoir par une assurance sur une quinzaine de jours. Visez long terme.


7. Choisissez un tipster tourné vers l’apprentissage

 

Il est intéressant, au bout de quelques mois de pratique, d’arriver à se distancier des recommandations d’un tipster et de ne pas avoir peur de ne pas appliquer tous les recommandations ou bien d’en ajouter.
Dans le fond, un tipster doit servir à  devenir un meilleur parieur. Il n’y a rien de plus sain que de vouloir s’émanciper des performances du tipster pour progresser.

 

Certains tipsters donnent des analyses détaillées des raisons qui les ont amenées à placer un pari. Ces sections sont très utiles pour s’améliorer. Il faut faire attention à choisir un tipster qui y à recours, un tipster tourné vers l’apprentissage.
 

 

8. Donnez vous un horizon de temps

 
Au moment de commencer une relation avec un tipster, il faut absolument se fixer une date à laquelle on fera le bilan de sa relation avec le tipster et voir si elle nous convient. Pourquoi?
  • Pour éviter de faire le bilan financier du tipster après chaque pari. Les effets sont dévastateurs sur le parieur et le tipster.
  • Pour clarifier l’horizon de ses attentes financières. En sollicitant un tipster, il faut être en mesure de répondre à la question : “Combien de temps suis-je prêt à attendre pour atteindre le rendement attendu?”. D’expérience, si la réponse est en dessous de 3 mois il vaut mieux ne faire appel à aucun tipster.

9. Donnez vous une bankroll correcte

Il est enfin primordial de disposer d’une bankroll conséquente (au moins 500€) pour suivre un tipster. Cela permet de suivre un tipster sur le ong terme dans les bons comme dans les mauvais moments. 

Tous les tipsters connaissent des bad runs (echaînement de mauvais paris), cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais. Malheureusement à ce moment là, nombre de clients arrêtent leur abonnement.

La clé est de suivre un tipster sur le long terme. Pour cela, il faut minimiser les chances d’épuisement de sa bankroll.

 

        Suivre ces étapes simples permet de s’assurer de ne pas être déçu et bien sûr, souvent, de gagner de l’argent!
2 Comments
  • Jack
    Posted at 15:11h, 01 mars Répondre

    Tes commentaires sont précieux. J’apprécie énormément ton besoin de faire partager ton expérience et tes conseils.
    Personnellement, je ne n’ai que peu d’expérience dans le tennis, mais je cherche un tipster en qui je puisse avoir confiance et tu sembles être celui-ci.
    Je suis tes pronos et lorsque tu décideras de passer pro, ce que je te souhaite, je ferai partie de tes abonnés.

    Sportivement !

  • Pierson Yves
    Posted at 08:21h, 12 avril Répondre

    Mon sentiment rejoint tout à fait celui de Jack: Tu inspires la confiance car tu a l’air de bien savoir ce que tu dis.

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