Un visage vous en dira toujours plus qu’un chiffre

Un visage vous en dira toujours plus qu’un chiffre

Les gens passent d’un air distrait. Ils sont comme tous les américains qui ont accédé à un service gratuitement, ailleurs. Sans le sacro-saint acte d’achat difficile d’être attentif.

La chaleur est étouffante. Les poignets-éponges ne sont quasiment plus utiles. Il a du mal à reprendre son souffle entre les points. Ses regards furtifs vers son clan, ne veulent plus rien dire. Ils se sont banalisés.

Jeu. Il se dirige vers le banc. A ce moment, son esprit quitte New York et retourne là où tout a commencé dans son club d’enfance dans le Gard. La terre battue très sèche qui s’envole. Les cigales. Les parties de cache cache. Il se demande alors comment il a pu devenir si sérieux avec sa passion d’enfance.

Lui, c’est un jeune français qui jouait les qualifications de l’US Open. Je l’ai vu ce jour là, perdre le fil d’un matche facile où il menait d’un set et un break. A ce changement de côté, il venait de concéder sa mise en jeu dans le 2ème set et il était déjà trop tard. Il était ailleurs.
Ce jour là, j’ai gagné beaucoup d’argent car j’ai vu. Je n’ai pas lu. J’ai vu au bord du court ce que les internautes ont compris deux heures après.

Les statistiques sont des outils extraordinaires qui permettent de faire le tri, d’avoir des garde-fous. Mais rien vaut le ressenti au bord du court pour placer un pari gagnant.

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